J'ai jamais été une fille très constante et c'est peut-être ce qui est le plus gênant dans ma vie. Je me lasse beaucoup trop vite des choses et je n'ai aucun mal à délaisser en quelques coups de baguettes magique ce qui me passionnait tant jusque là.

Ça fait maintenant plus de 10 ans que j'ai crée Indiacha. Un blog qui a depuis entièrement sa place dans ma vie. A travers celui-ci, vous m'avez connu Lycéenne, amoureuse, perdue, étudiante, incertaine, pour finir par en faire en partie mon métier, ou en tout cas, l'utiliser tout comme.

Il m'a permis de me remettre très souvent en question, parfois trop. Permis d'essayer de nouvelles choses, d'en découvrir mais surtout, m'a donné beaucoup de plaisir à les partager avec vous.

"Faire de sa passion son métier" 

Il m'a jusqu'alors fait croire que c'est ça qui me passionnait le plus dans la vie; le digital, la communication, la publicité aussi... et m'a souvent fait m'éloigner de toutes les choses que je considère finalement le plus; la liberté et la vie réelle. 

Grâce à lui, j'ai pût m'orienter professionnellement vers un domaine qui me passionne depuis toujours encore plus mais dans lequel je ne suis pas autant une professionnelle ; les sports de glisses

On me l'a dit et redit, lorsque ta passion devient ton métier, tout est différent. 
Ces derniers temps, j'ai trouvé ça plus réel que je le pensais. J'avais l'impression d'aller presque à contre-courant dès que je décidais de publier du contenue ici. Je râlais un peu à l'idée de ce que j'allais poster. Je ne prenais même plus le temps de suivre des blogs ou des profils qui m'inspiraient beaucoup jusqu'alors. Je me suis beaucoup concentré sur le yoga, très chouette de renouer secrètement avec une pratique qui me passionnait depuis le collège. J'ai délaissé cette passion très rapidement puisque j'ai commencé par accepter des propositions, travailler pour des marques en plus de Vague et Vent. Et je pensais que c'était exactement ce qui me manquait. Pourtant, dès qu'il était question de publier quelque chose ou de prendre du temps pour ça, je fuyais. Je m'étais mis une pression monstre pour espérer un jour devenir "Digitale Nomade" (qui selon moi est un peu le graal pour la passionnée de voyage que je suis). 

Pendant presque un an, je me suis enfermé dans ma bulle de travail, boulot, dodo. Heureusement, je m'accordais une pause le midi pour allez faire mon sport. Moi qui adorait sortir, boire, faire des bêtises, j'avais l'impression d'être devenue la version de moi parfaite, et pourtant, éteinte. Plus de blog, plus de passion, juste du boulot dans l'espoir d'être plus heureuse plus tard. Je pensais toujours à plus tard.

J'ai plutôt tendance à me dire qu'il faut vivre au jour le jour. A ne pas penser à demain (et donc dépenser tout son argent dans des choses inutiles) mais j'ai toujours fais attention à mon avenir sans jamais me contenter de la chance que j'avais. 

Pendant mes années collège, je pensais qu'à 23 ans, je serais mariée, avec des enfants et une belle maison. A la fac, je rêvais de faire le tour du monde et ne jamais avoir une vie stable.

Aujourd'hui, j'ai 24 ans, un CDI et un métier qui me passionne. Je travaille pour quelques marques que j'affectionne beaucoup. Je sors souvent tard le soir et ce n'est jamais prévu. Je suis fatiguée le lendemain matin. Je bois parfois trop, les autres fois j'essaie de manger sain. Je vais déménager pour m'installer en collocation.

J'ai 24 ans et je ne suis pas Digitale Nomade ou mariée, j'ai encore moins fais le tour du monde et ma vie n'est pas du tout cadrée. Mais je suis heureuse et j'ai vraiment l'impression de vivre et de respirer. 

Arrêtons de nous mettre la pression, nous avons le temps. 
On se retrouve bientôt ici pour parler de choses qui nous passionnent ?